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Le rastafarisme: un courant à espérer le changement au Burundi ?

 Clin d'œil (Burundi) 16 May 2019

De 11 mai 1981 à 11 mai 2011, 30 ans après que le roi du reggae s’éteint, les rastas du Burundi commémorent toujours. Chaque année, le 11 mai se célèbre au Burundi comme toute autre journée qui a marquée l’histoire du monde ou du Burundi. (507 Words) - By Jean Baptiste Niyongabo

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Clindoeil-Le rastafarismeUn courant à espérer le changement au Burundi

 Photo courtesy of Clin d'Oeil

Bien que la journée du 11 mai ne soit pas alors une journée officiellement fériée, les rastas du Burundi ne la laissent pas passer inaperçue. Des activités intensives tels que les concerts, les débats ou le sport se font au tour d'un thème quelconque et cette année, les rastas se sont choisis « One love » comme thème marquant la célébration du 30ème anniversaire de la mort de Bob Marley.

Dans one love, ces rastas entendent transformer le pays dans un monde fraternel où tous se considèrent comme frères et sœurs ayant les mêmes droits, la liberté, de justice et la paix.

Pour ouvrir la semaine dédiée en la mémoire du roi du reggae, un concert a été organisé le 8 mai 2011 par quelques uns des groupes de chanteurs engagés et sous le rythme du reggae où des groupes comme Prophet's voice, Kiyago( dialogue) Band et BBR ( Benshi Bagona Rimwe=nombreux ayant un seul rêve) présentaient certains de leurs meilleurs morceaux. Ceci se passait aux palais des arts et de la culture de Bujumbura.

Tous ces rastas ayant l'origine à Gitega, ville dite jusqu'à présent le Kingston burundais fixent un grand rendez vous pour un grand concert synergique en date du 13 et 14 mai 2011 à Gitega, cette ville mère du rastafarisme au Burundi.

D'ores et déjà, les messages pour cette grande semaine commémorative se lancent.

Les Prophet's Voice disent : ' Ayons un seul amour, celui du prochain et le mal sera chassé de nos cœur' et les BBR étayent : ' la paix, l'amour et la liberté. Nous tous Burundais, mettons nous ensemble pour rebâtir la paix et l'amour' et ainsi les Kiyago Band concluent : ' si tous les burundais étaient rastas, le diable serait tiré par la queue'.

Selon un des  rastas du Burundi rencontré dans la salle du concert, Bob Marley incarne la vérité, l'amour et la liberté. « Donc célébrer sa mort c'est ressusciter ses idéaux et sa vision d'un monde libre, sans haine et injustice. » Dit-il.

« L'Afrique est déchirée par des guerres, la famine, les maladies. Mais nous devons la sauver éveillant les consciences de nos dirigeants et de nos peuples par nos chansons rythmées. Notre lutte se fait par la guitare et non pas la kalachnikov. » Continue -t-il

Selon Steeven Kezamutima du Prophet's Voice, le concert du 8 mai venait d'ouvrir toute une semaine intensive en activités dont les débats de réflexion sur le rôle du rasta dans le renforcement da la paix.

Comme nous l'avons souligné, cette semaine se clôture par un concert inédit dans la ville de Gitega, ville visitée en 1968 par celui que les rastas appellent Jah, l'empereur Hailé Sélassié.

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